Parole à un bénévole, trois questions à Gilbert Morillon

Faisons connaissance, qui es-tu, depuis combien de temps es-tu au club de Bonchamp, tes autres engagements dans le milieu du football ?
 
J’ai 67 ans et père de deux garçons (Gilles bien connu au club et Franck plus près du milieu des chevaux). De mémoire j’ai toujours été près du football. Joueur à la hauteur de mes capacités, Président du club de Football de St Nicolas à Laval pendant 10 ans, je suis aussi membre de la commission Futsal au district de la Mayenne depuis 5ans et je participe à l’organisation et l’arbitrage du Foot Corpo. Cela fait maintenant 20 ans que je suis Bonchampois. Lorsque je suis venu habiter sur la commune j’ai souhaité rejoindre l’ESB Football. Je voulais connaître des Bonchampois. J’étais et je suis toujours convaincu que le sport est un des vecteurs important d’intégration.
 
 
Mon premier contact fut avec Jean Pierre Gaulard auprès duquel je suis venu proposer mes services de joueur en vétérans. La réponse fut claire et a prédestinée mon implication dans le club « En joueurs, nous avons largement ce qu’il nous faut et je ne peux pas te rajouter à nos effectifs, mais par contre si tu veux assurer de l’arbitrage au centre ou en juge de touche ainsi que du bénévolat, tu es le bienvenu. ». J’ai accepté la proposition et depuis cette date j’ai œuvré en juge de touche auprès des équipes séniores et assure chaque dimanche matin l’arbitrage des matchs de vétérans.
 
En quoi consiste ton activité au sein de l’ESB Football ?
Comme je l’ai dit précédemment, je suis l’arbitre des vétérans chaque dimanche matin. Cela me permet de côtoyer l’ensemble des joueurs des deux équipes qui jouent sur nos terrains alternativement un dimanche sur deux. L’envie de rendre service et les contacts humains qu’engendrent cette fonction font partie des moteurs de mon engagement. Je suis aussi bénévole sur les différentes manifestations organisées par le club où j’aime me démarquer de l’arbitrage, pour répondre présent à l’organisation, la mise en place, les services à la buvette ou à la restauration.
 
Pourquoi avoir accepté ce rôle d’arbitre qui n’est pas toujours facile ? ?
En tant qu’arbitre, je vois du jeu, parfois beau, d’autrefois un peu moins. Quelque fois les critiques me touchent car elles peuvent me paraitre injuste remises dans leur contexte. Je reconnais toutefois le respect des dirigeants et des joueurs bonchampois envers moi. A contrario, le comportement de certaines équipes adverses n’est pas tendre, surtout si une de mes décisions leur a parue discutable. Pour calmer le jeu et refroidir les ardeurs j’utilise de temps en temps la sortie temporaire. J’accepte plus facilement l’engagement dans le jeu mais beaucoup plus difficilement dans le comportement. Je découvre parfois, chez des joueurs ou des dirigeants, des personnalités sur le terrain à l’opposé de leur attitude dans la vie de tous les jours.
Entretien avec Alain HUTTER